Les villages du Luberon que nous conseillons vraiment
Cinq villages du Luberon portent le label « Plus Beaux Villages de France ». Six autres ne l'ont pas et valent le détour autant. Dix villages depuis Lourmarin, avec l'heure à laquelle y aller et ce qu'on y voit vraiment.
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Le Luberon compte une poignée de villages perchés que le monde entier photographie, et quelques autres, tout aussi beaux, où personne ne s'arrête. Voici les dix qui méritent votre journée, dans l'ordre où on les visite quand on part de Lourmarin.
Le label, et ce qu'il ne dit pas
Cinq villages du Luberon portent le label « Plus Beaux Villages de France ». Le Vaucluse en compte sept : les deux autres, Séguret et Venasque, sont plus au nord, hors du massif.
Les cinq villages labellisés du Luberon
- Lourmarin
- Ansouis
- Gordes
- Ménerbes
- Roussillon
Bonnieux, Lacoste, Oppède-le-Vieux, Goult, Cucuron et Vaugines ne l'ont pas. Ce sont pourtant six des plus beaux endroits où finir une journée dans le massif, et ils gardent un avantage sur les cinq autres : on peut encore s'y garer.
Un mot de géographie, parce qu'il commande tout le reste. Le massif n'est traversé que par une seule route, la D943, qui remonte la combe de Lourmarin — une entaille creusée dans le calcaire par l'Aigues Brun, entre des falaises verticales, sur une quinzaine de kilomètres jusqu'à Apt. Depuis Lourmarin, vous êtes à l'entrée sud de ce passage. Les villages du nord se rejoignent par la combe en une vingtaine de minutes ; ceux du sud sont dans la même vallée.

Au nord de la combe : les villages perchés du Petit Luberon
Bonnieux
Le premier village après la combe, et le plus vertical. Bonnieux s'étage sur son éperon en plusieurs niveaux reliés par des escaliers ; l'église haute, romane et gothique, remonte au XIIe-XIIIe siècle et se mérite. De sa terrasse plantée de cèdres, on voit toute la vallée du Calavon, les villages d'en face et, par temps clair, le mont Ventoux.Le musée de la Boulangerie est fermé depuis 2023 pour un chantier des collections ; aucune date de réouverture n'est annoncée. Marché le vendredi matin — le même jour qu'à Lourmarin, ce qui oblige à choisir.
Au-dessus, la forêt de cèdres de l'Atlas couvre la crête du Petit Luberon. Née d'une plantation lancée en 1861, elle s'étend sur environ 250 hectares, à cheval sur Bonnieux, Lacoste et Ménerbes. C'est l'endroit le plus frais du massif en août, et la meilleure fin de journée du Luberon : en été, la lumière passe à l'horizontale entre les troncs.
Lacoste
À quelques kilomètres de Bonnieux, un village de calades étroites dominé par les ruines du château du marquis de Sade. Pierre Cardin l'a racheté en 2001 et fait consolider le site ; les carrières voisines accueillent chaque été, en juillet, un festival de théâtre, de danse et de musique. Le reste de l'année, Lacoste est presque silencieux. Montez au château en fin d'après-midi : le village fait face à Bonnieux, les deux se regardent d'un versant à l'autre.
Ménerbes
Labellisé. Une longue crête habitée, posée sur un éperon rocheux, vignes et garrigue de tous les côtés. Ménerbes doit une part de sa réputation à Peter Mayle, dont Une année en Provence (1989) a fait connaître le Luberon au monde anglophone. On y visite la Maison de la Truffe et du Vin, dans un hôtel particulier du XVIIe siècle place de l'Horloge, et, à la sortie du village sur la route de Cavaillon, au Domaine de la Citadelle, un musée du Tire-Bouchon logé dans un domaine viticole. La maison où vécut Dora Maar est devenue une résidence d'artistes et ne se visite pas. Marché le jeudi matin, d'avril à octobre, au parc Rossignol, d'avril à octobre, au parc Rossignol, d'avril à octobre, au parc Rossignol, d'avril à octobre, au parc Rossignol.
Oppède-le-Vieux
Le plus étrange des dix. Les habitants ont quitté le vieux village au début du XXe siècle pour s'installer dans la plaine ; il en reste des ruelles rendues à la pierre, des maisons rachetées une à une par des artistes, et au sommet une collégiale, Notre-Dame d'Alydon, dont les parties les plus anciennes datent du XIIe siècle. On laisse la voiture sur un parking payant en contrebas : cinq minutes jusqu'aux portes, puis une montée continue depuis la place de la Croix. Prévoyez de vraies chaussures, et évitez le plein soleil de midi. Vers 17 h, c'est autre chose.
Les monts de Vaucluse : ocre et pierre sèche
Goult
Non labellisé, peu fréquenté, et c'est l'intérêt. Goult se visite en une heure : on monte au moulin de Jérusalem, un moulin à vent de 1750 restauré par la commune, d'où la vue porte sur toute la vallée. En dessous, le conservatoire des terrasses de culture présente cinq hectares de restanques en pierre sèche remises en état, oliviers et amandiers — la façon dont on cultivait ces pentes avant le tracteur. Bon village pour déjeuner sans réserver trois semaines à l'avance.
Roussillon
Labellisé, et le seul village du massif dont les façades vont du jaune paille au rouge sang. La commune est assise sur un gisement d'ocre exploité jusqu'au milieu du XXe siècle. Le sentier des Ocres, aménagé dans les anciennes carrières à la sortie du village, propose deux boucles, l'une d'une trentaine de minutes, l'autre d'une cinquantaine. L'accès est payant, les horaires changent selon les mois et le site ferme en janvier pour entretien : vérifiez avant de partir, de fortes pluies peuvent aussi le fermer. Venez en fin d'après-midi, quand la lumière rasante sature les ocres — et évitez les chaussures claires, la poussière rouge ne part pas. L'écomusée de l'ocre, dans l'ancienne usine Mathieu de 1921, explique le reste. Marché le jeudi matin, d'avril à octobre, au parc Rossignol, d'avril à octobre, au parc Rossignol, d'avril à octobre, au parc Rossignol, d'avril à octobre, au parc Rossignol.
Gordes
Labellisé, et de loin le plus photographié. Le village empile ses maisons de pierre grise en amphithéâtre sur une falaise ; la vue la plus connue se prend depuis un belvédère aménagé sur la route qui vient de Cavaillon, juste avant l'entrée. À 4 km, le village des Bories rassemble une vingtaine de cabanes en pierre sèche, classées monument historique depuis 1977 et transformées en musée de plein air. Plus loin, l'abbaye de Sénanque, fondée au XIIe siècle, abrite toujours une communauté cistercienne : les visites sont encadrées et la réservation est nécessaire. Le champ de lavande devant l'abside ne fleurit qu'une partie de l'été — c'est aussi le moment où l'accès est le plus difficile. Marché le mardi matin.
Au sud, dans la vallée de Lourmarin
Ces trois-là ne demandent pas de franchir le massif : ils sont à quelques minutes de Lourmarin, sur la même route, et tiennent dans une demi-journée.
Vaugines
Le voisin immédiat de Lourmarin, et le plus discret des dix. Son église romane Saint-Barthélemy, du XIIe siècle, se dresse à l'écart du village sous des platanes centenaires : Claude Berri y a tourné des scènes de Jean de Florette et de Manon des Sources, d'après Pagnol. Le lieu n'a pratiquement pas changé. Sur la place, une fontaine moussue et deux terrasses. Rien d'autre à y faire que s'asseoir, ce qui est le but.
Cucuron
Non labellisé, et pourtant l'une des plus belles places du Luberon : un grand bassin rectangulaire bordé de platanes énormes, au centre du village. Ridley Scott y a tourné des scènes de Une grande année, adapté d'un roman de Peter Mayle. Le marché du mardi matin se tient autour du bassin, sous les arbres. Venez le matin pour le marché, ou le soir pour la fraîcheur : l'eau et les platanes font tomber la température de plusieurs degrés.
Ansouis
Labellisé. Un village en calades — ces ruelles pavées en pente — qui monte vers un château fondé au Xe siècle sur un piton, l'une des plus anciennes forteresses de Provence, remaniée à la Renaissance. Il est privé : les propriétaires en assurent eux-mêmes la visite guidée, sur réservation, quelques après-midis par semaine et seulement une partie de l'année. Vérifiez les jours avant de monter, et prévoyez des espèces. L'église Saint-Martin et le belvédère des remparts sont, eux, accessibles librement.

Ces trois villages se rejoignent facilement à vélo. Nous louons des vélos électriques sur place, 25 € la demi-journée et 39 € la journée, sur réservation — les itinéraires sont détaillés dans notre guide du Luberon à vélo électrique.
Un itinéraire d'une journée
Cette boucle part de Lourmarin, monte la combe, fait le tour des villages du nord et redescend le soir. Elle est dense : gardez-la comme trame et coupez-en un tiers plutôt que de courir.
- 8 h — Départ de Lourmarin par la D943, vingt minutes de combe entre les falaises.
- 8 h 30 — Gordes : le belvédère de la route de Cavaillon, puis le village. La seule heure où l'on s'y gare sans tourner.
- 9 h 30 — Abbaye de Sénanque, si vous avez réservé. Sinon le village des Bories.
- 11 h — Goult, le moulin de Jérusalem et les terrasses de culture.
- 12 h 30 — Déjeuner à Goult ou à Ménerbes.
- 15 h — Ménerbes, la crête et la place de l'Horloge, à l'ombre des ruelles.
- 16 h 30 — Oppède-le-Vieux. La montée est raide, l'après-midi finissant lui va bien.
- 18 h — Roussillon, quand la lumière rasante donne aux ocres leur vraie couleur. Vérifiez l'heure de fermeture selon la saison.
- 19 h 30 — Bonnieux, la forêt des cèdres au coucher du soleil, puis redescente par la combe.
Le lendemain, gardez la matinée pour la vallée sud : le marché de Cucuron le mardi, Vaugines et son église, Ansouis en fin d'après-midi. Trois villages, une demi-journée, aucune route de montagne. Et si vous restez plusieurs jours, notre guide de Lourmarin détaille ce qu'il y a à voir sur place — le château et la tombe d'Albert Camus méritent une matinée à eux seuls.
Le conseil qui change tout
Trois villages par jour. Pas six. Les routes sont étroites, les parkings petits, les villages verticaux : chaque visite finit par une montée. Un programme de six villages produit six parkings et zéro souvenir.
L'heure compte plus que la saison
Gordes, Roussillon et Ménerbes sont vides entre 8 h et 10 h et pleins de 11 h à 17 h. En juillet et en août, Gordes à midi est un embouteillage avec vue. Le stationnement y est payant en journée et les places du centre sont rares, plus encore le mardi matin, jour de marché. Arrivez tôt, ou renoncez et revenez à 18 h : les villages sont alors presque aussi calmes qu'en novembre.
Ne calez pas deux marchés le même jour
Ils se recoupent : Gordes et Cucuron le mardi matin, Ménerbes et Roussillon le jeudi matin, Bonnieux et Lourmarin le vendredi matin. Celui de Lourmarin est l'un des plus grands du secteur et mérite toute la matinée. Les jours et les dates saisonnières évoluent : un appel à l'office de tourisme évite un déplacement inutile.
Espèces et chaussures fermées
Plusieurs petits sites — châteaux privés, musées de village — n'acceptent pas la carte bancaire et fonctionnent sur réservation. Et les calades, ces ruelles pavées en pente, sont glissantes : les sandales de plage n'y survivent pas.

Dormez du bon côté du massif
Loger au sud, à Lourmarin, met la combe à vingt minutes des villages du nord tout en gardant Cucuron, Vaugines et Ansouis à portée de vélo. C'est notre cas ici, au bord de l'Aigues Brun, à la sortie du village sur la route d'Apt : huit chambres, un plan d'eau naturel sous les arbres centenaires pour se rafraîchir au retour, et le restaurant ouvert 7 j/7, midi et soir, quand les villages perchés ont fermé leurs cuisines. Pour choisir votre secteur, lisez où dormir à Lourmarin, ou parcourez nos chambres.