Où dormir à Lourmarin, quartier par quartier
Cœur du village, périphérie immédiate ou village voisin : à Lourmarin, trois cents mètres suffisent à changer un séjour. Le point honnête sur les compromis, le stationnement et le bon moment pour réserver.
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Lourmarin se traverse à pied en un quart d'heure. À cette échelle, vous ne serez loin de rien. La vraie question n'est donc pas la distance, mais ce que vous acceptez d'avoir sous vos fenêtres.
Trois cents mètres qui changent tout
Du château au cimetière où repose Albert Camus, comptez une quinzaine de minutes de marche tranquille. Un village de cette taille ne se découpe pas en quartiers au sens urbain du terme. Il se lit plutôt en trois cercles.
Le centre ancien d'abord : ruelles étroites, façades serrées, terrasses de restaurants concentrées autour de la place de l'Ormeau. Puis la ceinture de boulevards qui l'entoure — boulevard du Rayol, boulevard Raoul Dautry — où se trouvent les parkings publics et l'office de tourisme, place Henri Barthélémy. Enfin les routes qui partent en étoile : vers Apt au nord par la combe de Lourmarin, vers Cadenet et la Durance au sud, vers Vaugines et Cucuron à l'est.
Un dernier élément échappe souvent aux visiteurs : l'Aigues Brun. Cette rivière a creusé la combe qui entaille le massif, puis traverse la commune avant de rejoindre la Durance. Là où elle passe, sous les arbres, il fait sensiblement plus frais qu'au milieu des pierres. En août, ce détail compte.
Si vous préparez encore votre programme, notre guide que faire à Lourmarin complète utilement cette page.
Dormir dans le cœur du village
Ce que vous y gagnez
Tout se fait à pied, et cela change la nature du séjour. Le pain le matin, l'apéritif en fin d'après-midi, le dîner sans reprendre la voiture. C'est un argument sérieux dans une région où l'on boit volontiers un verre de vin au dîner.
Vous gagnez surtout deux moments que les visiteurs de la journée ignorent : le village au petit matin, quand les commerçants ouvrent, et le village vers vingt-deux heures, quand les terrasses se vident. Le vendredi, le marché se monte sous vos fenêtres.
Ce que vous y perdez
Le stationnement, d'abord. Les maisons de village ont rarement un garage. Vous laisserez la voiture sur un parking public en périphérie et vous porterez vos bagages sur cent ou trois cents mètres de pavés. Le vendredi matin, une partie du centre est fermée à la circulation pour le marché : si vous devez partir tôt ce jour-là, sortez la voiture la veille.
Le bruit, ensuite. Les places où se concentrent les terrasses vivent tard en été. Une chambre donnant sur la place de l'Ormeau et une chambre deux ruelles plus loin n'offrent pas le même sommeil. Demandez systématiquement l'orientation, l'étage et si les fenêtres donnent sur la rue.
La chaleur, enfin. La pierre restitue la nuit ce qu'elle a pris le jour. Vérifiez qu'il y a une vraie climatisation, ou au minimum des volets pleins.
À qui cela convient : séjours courts, voyageurs qui laissent la voiture au parking pour trois jours, printemps et automne plutôt que plein été.
Dormir en périphérie immédiate, au calme
À la sortie du village, sur les routes qui partent vers Apt, Cadenet ou Vaugines, l'ambiance change en quelques centaines de mètres. Les terrains s'agrandissent, les arbres apparaissent, le bruit tombe.
- Vous vous garez chez vous, et vous cessez d'y penser — c'est le premier soulagement.
- Vous rejoignez le centre à pied en cinq à dix minutes selon l'adresse.
- Les nuits sont plus silencieuses et, près de la rivière, plus fraîches.
- Il y a de la place : jardin, terrasse, eau, arbres.
En contrepartie, vous marchez pour aller chercher le pain. Et si vous dînez au village, le retour se fait sur des routes dont l'éclairage n'est que partiel : prévoyez une lampe ou le téléphone.
C'est le créneau de notre domaine, au 21 route d'Apt. Quelques minutes à pied du centre, en bordure de l'Aigues Brun, sous des arbres centenaires, avec un plan d'eau naturel, un parking gratuit et un restaurant ouvert 7j/7 midi et soir. Nous ne prétendrons pas que c'est le bon choix pour tout le monde : si vous rêvez d'ouvrir vos volets sur une ruelle ancienne, dormez au village. Si vous voulez dormir au frais, garer la voiture sans y penser et ne pas avoir à ressortir pour dîner, regardez nos huit chambres, de 75 à 155 € la nuit.
Dormir dans un village voisin
Le sud Luberon est dense : plusieurs villages se touchent presque. Dormir à quelques kilomètres reste une option sérieuse, surtout en haute saison quand Lourmarin affiche complet.
- Vaugines — le plus proche, à quelques kilomètres. Très calme, peu de commerces, une belle église ancienne.
- Cucuron — son grand bassin planté de platanes, ses ruelles médiévales, plus de vie qu'à Vaugines.
- Ansouis — également classé parmi les Plus Beaux Villages de France, dominé par son château.
- Cadenet — plus grand, plus de services au quotidien, moins fréquenté par les touristes.
- Bonnieux — de l'autre côté du massif, par la combe. La route est étroite et sinueuse : comptez plus de temps que la carte ne le laisse croire.
L'avantage est net sur les tarifs et les disponibilités. L'inconvénient l'est tout autant : vous prenez la voiture pour chaque dîner à Lourmarin, et le retour de nuit sur des départementales non éclairées n'est pas anodin. Prévoyez alors de dîner là où vous dormez un soir sur deux.
Pour arbitrer entre ces villages, notre guide des plus beaux villages du Luberon détaille ce que chacun offre réellement.
Hôtel, chambre d'hôtes, gîte ou location
Le type d'hébergement compte autant que l'emplacement. Voici ce que chacun implique à Lourmarin.
- L'hôtel — arrivée tardive possible, ménage quotidien, souvent un restaurant sur place. C'est le format le plus souple pour deux ou trois nuits. Vérifiez surtout deux points : le parking et les horaires de réception, car beaucoup de petites structures ferment leur accueil le soir.
- La chambre d'hôtes — le meilleur rapport charme-prix et de vrais conseils de locaux. En revanche, horaires d'arrivée encadrés, petit-déjeuner à heure fixe, et rarement un dîner. Peu adaptée si vous rentrez tard.
- Le gîte ou la location — le bon calcul à partir de cinq nuits, surtout en famille : cuisine, machine à laver, extérieur. En été, la semaine du samedi au samedi est la norme, ce qui rend les courts séjours difficiles à caser.
- Le camping — il en existe à Lourmarin même. Économique, mais l'été provençal sous toile demande de l'endurance.
Une précision utile : à Lourmarin, un hébergement « avec parking » ne vaut pas un hébergement « avec parking sur place ». Certaines adresses du centre proposent en réalité une place sur un parking public à cinq minutes. Posez la question franchement au moment de réserver.
Quand réserver
Lourmarin n'a pas une saison, il en a trois, et elles ne se réservent pas de la même façon.
Juillet et août
C'est la période la plus dense, la plus chaude et la plus chère. Les bonnes adresses partent tôt : si vos dates sont fixes, visez l'hiver ou le tout début du printemps précédent. Le château accueille par ailleurs un festival de musique qui occupe les soirées d'été jusqu'au début de l'automne ; les dates changent chaque année, vérifiez le programme avant d'arrêter les vôtres.
Mai, juin et septembre
La meilleure fenêtre, pour nous. Lumière longue, chaleur supportable, terrasses ouvertes, village vivant sans être saturé. Deux à trois mois d'avance suffisent en général, davantage autour des ponts de mai.
L'effet vendredi
Le marché du vendredi matin structure toute la semaine touristique. Les nuits du jeudi au vendredi et du vendredi au samedi sont les premières à disparaître, toute l'année. Si votre séjour tourne autour du marché, réservez ces nuits en priorité et lisez notre guide du marché de Lourmarin.
L'hiver
Le village se vide, la lumière devient très belle, les tarifs baissent. Attention toutefois : plusieurs restaurants et hébergements ferment une partie de la saison creuse. Confirmez l'ouverture par téléphone plutôt que de vous fier à une plateforme.
Se garer à Lourmarin : le vrai sujet
C'est la première source de contrariété des séjours ici, et le premier critère à intégrer dans le choix d'un hébergement. Le centre ancien n'a pas été dessiné pour la voiture. Le stationnement se fait donc sur le pourtour du village, dans plusieurs parkings publics gratuits.
- Parking des Cerisiers, au nord-est — le plus commode pour rejoindre les commerces à pied.
- Parking Calinou, côté château, le long du boulevard Raoul Dautry — pratique si vous commencez par la visite du château.
- Parking du jeu de boules, au nord-ouest, à quelques minutes du centre.
- Parking du tennis, un peu plus excentré, souvent le dernier à se remplir.
Le vendredi matin, tout change. Le marché occupe le boulevard du Rayol, la place Henri Barthélémy et les rues adjacentes, de huit heures à treize heures environ. Des voies sont fermées, une partie des places disparaît. Deux règles simples : arrivez avant neuf heures, ou garez-vous au premier emplacement libre que vous croisez en approchant du village, même s'il vous paraît loin.
Ne stationnez pas « cinq minutes » sur un emplacement interdit : la verbalisation est réelle en saison. Et la réglementation locale peut évoluer d'une année sur l'autre — la signalisation sur place fait foi.
La conclusion pratique est simple. Si vous venez en voiture, un hébergement avec parking privé sur place vous épargne le sujet pour tout le séjour. C'est l'avantage le plus objectif de la périphérie sur le centre.
Venir sans voiture, est-ce jouable
Il n'y a pas de gare à Lourmarin. Les gares TGV d'Aix-en-Provence et d'Avignon, ainsi que l'aéroport de Marseille-Provence, sont les points d'entrée habituels, tous à moins d'une heure et demie de route. Des cars régionaux desservent le village depuis Aix-en-Provence, mais les fréquences sont limitées et les correspondances nombreuses : vérifiez les horaires avant de bâtir votre séjour dessus.
Sur place, en revanche, le vélo à assistance électrique règle beaucoup de choses. Les villages voisins sont à portée, les côtes deviennent négociables, et vous vous garez partout. Nous en louons sur réservation, 25 € la demi-journée et 39 € la journée ; notre guide du Luberon à vélo électrique détaille les boucles réalisables au départ du village.
Récapitulatif honnête
- Deux nuits, hors haute saison, envie d'ambiance — dormez dans le cœur du village, acceptez la contrainte du stationnement.
- Voiture, chaleur d'été, enfants ou sommeil léger — périphérie immédiate, avec parking sur place.
- Une semaine, budget encadré — location ou gîte, à Lourmarin ou dans un village voisin.
- Une seule nuit avant de reprendre la route — privilégiez l'accès et le parking, le reste comptera peu.
- Séjour centré sur le patrimoine — restez près du château et du cimetière où repose Albert Camus, tout se fait à pied.
Nous sommes à quelques minutes à pied du centre, au bord de l'Aigues Brun, avec un plan d'eau naturel, une terrasse sous les arbres et une cuisine italienne et thaïe servie midi et soir, réception ouverte 24h/24. Pour une question sur les dates, l'accès ou le stationnement, écrivez-nous : nous habitons ici, la réponse sera précise.